Les prières sulfureuses de Van Rijn

Jan Van Rijn, dont j’ai déjà présenté le travail ici, a publié en octobre un nouveau recueil de son travail intitulé In the Woods & on the Heath. À cette occasion, il a demandé à différents artistes d’écrire un texte pour accompagner une image de leur choix et j’ai le grand privilège d’en faire partie.

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Vous pouvez prévisualiser le livre à cette adresse http://www.vanrijnallnudes.com/woods_preview.htm#cover et le commander ici http://www.vanrijnallnudes.com/woods_about.htm.

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Et voici ma contribution et l’image associée :

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Le texte original :

Sonya n'en pouvait plus de ne pas pouvoir bander. Mais la chirurgie - et ne parlons pas des traitements hormonaux - l'horrifiait. Finalement, il lui restait le gode ceinture.
La première chose importante était le choix de la ceinture. Il fallait quelque chose de souple, qui soit confortable à porter et avec une certaine élégance. Et certains modèles proposaient des godemichets en accessoires tout à fait intéressants.
Le godemichet lui-même nécessitait une attention particulière. Par exemple, Ahmed ne supportait pas les plastiques trop durs qui lui « arrachaient le cul ». Marine trouvait les engins souples peu pratiques : ils ne restaient pas en place dès que l'on s'agitait un peu et Marine était du genre à bouger dans tous les sens quand elle faisait l'amour. Et ne parlons pas des couleurs : le rose n'allait pas au teint de Céline et sa sœur trouvait le noir triste – cela lui rappelait trop son petit ami de terminale qui bandait mou.
Au bout de plusieurs mois de recherche, Sonya avait fini par rassembler une palette d'instruments de plaisir qui pouvait s'adapter aux goûts de tous ses amoureux des deux sexes. Jane avait une nette préférence pour un engin énorme aussi lisse que le crâne d'un moine zen sur lequel elle s'empalait lentement en poussant de petits soupirs ravis avant d'onduler lentement. Elle finissait par s'allonger sur Sonya, les yeux fous, lui quémandant sa bouche, leurs langues entremêlées, leur salive dégoulinante et mélangée, leurs seins écrasés et tendus et, lorsque Jane finissait par venir en poussant ses drôles de petits cris rauques, Sonya en faisait autant d'excitation.

Les deux footballeurs avaient été plus difficiles à convaincre. Faire l'amour à trois leur plaisait énormément mais Sonya avait envie de les voir s'enculer, ce qui n'avait pas l'heur de leur plaire, jurant qu'ils n'étaient pas bi. Finalement, ils avaient accepté que Sonya les pénètre avec un objets et elle avait choisi pour eux un petit gode assez souple. Évidemment, il fallait leur enduire généreusement leur petit trou du cul de salive et ils adoraient qu'elle leur lèche les fesses. La pénétration se faisait lentement et, au bout d'un moment, le troisième larron, un peu déçu de ne pas être de la partie, avait fini par accepter de sucer son camarade de jeu – en sachant évidemment que la pareille lui serait rendue très rapidement. Baisés, sucés, ils finissaient par rendre leur sperme et, dans la confusion de l'excitation et la jouissance, s'embrassaient comme des fous.

Mais c'est avec Mme Rebecca Lefrémont, sa supérieure hiérarchique, que Sonya prenait le plus son pied. L'entendant discuter de ses petites sauteries, la revêche Lefrémont lui avait fait la morale dans son bureau et vanté les avantages d'une bonne queue masculine sur une « grossière imitation dévoyée et peu excitante ». La prenant au mot, Sonya lui avait proposé de tester la chose en échange d'heures supplémentaires. Elle avait pu ainsi découvrir que Mme Lefrémont aimait beaucoup la belle lingerie de luxe, qu'elle était très sensible des tétons (une stimulation la conduisait quelque fois à l'orgasme) et qu'elle appréciait un verre de bon vin blanc avant et après l'amour. Pour ce qui est des godemichets, Sonya cru pendant quelques semaines avoir perdu son pari. Mme Lefrémont les tâtait d'un air dégoûté, se plaignait de leur froideur, de leur rigidité permanente qui lui rappelaient la mort plutôt que le sexe, et, enfin, elle avait fini par jeter son dévolu sur un engin très basique et peu impressionnant.
Sonya l'avait préparée en léchant avec application et toute la chaleur possible le sexe de sa supérieure, titillant le clitoris, glissant un à deux doigts de façon à l'amener le plus près possible de l'orgasme. Une fois que Mme Lefrémont n'en pouvait plus et réclamait bruyamment qu'on l'achève, Sonya montait sur elle, s'introduisait sans problème dans un sexe tout dégoulinant de plaisir et en quelques coups de reins bien placés, elle l'amenait au septième ciel une fois. Puis deux, puis trois. En fait, les orgasmes se succédaient et ne semblaient jamais finir.
Sonya avait gagné son pari mais la victoire avait un prix : elle était devenue la maîtresse officielle de Mme Lefrémont dont l'appétit sexuel semblait sans limite. Plus étonnant, Mme Lefrémont avait voulu tester sur Sonya les godes et elle avait découvert qu'elle prenait tout autant de plaisir à se faire pénétrer qu'à pénétrer autrui.

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